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Zu viele Mastplätze / Trop de places d’engraissement

Freitag, 20. November 2020

Die Jager sind gesucht und das nun schon seit zwei Jahren. Ich mag es jedem Züchter gönnen, mussten sie doch davor mehrere Jahre lang zu nicht kostendeckenden Preisen verkaufen. Gute Jagerpreise führen immer zu einer Sättigung des Marktes. Das Angebot an Schlachtschweinen übertrifft momentan die Nachfrage und entsprechend sinkt der Preis. So wie es in den Lehrbüchern für Betriebswirtschaft nachzulesen ist.

Was aber heute speziell ist, ist die Tatsache, dass wir seit der Einführung des Vollspaltenverbotes im September 2018 ein Missverhältnis zwischen Mast- und Zuchtplätzen haben. Sprich, es gibt zu viele Mastplätze gemessen an der Nachfrage nach Schweinefleisch. Oder anders ausgedrückt, wenn wir alle verfügbaren Mastplätze bestossen, fluten wir den Fleischmarkt, mit allen negativen Folgen. Manch ein Mäster ist froh, endlich genügend Jager zu bekommen, wird aber mit diesen kaum Geld verdienen. Und die Züchter freuen sich immer noch über einen guten Jagerabsatz. Der Schein trügt aber. Mit den heute besamten Moren, ist die Produktionsmenge bis im September 2021 gemacht, weil bekanntlich jedes geborene Ferkel auch ausgemästet wird. Dieser Tatsache müssen wir in die Augen schauen und jeder soll für sich überlegen, was er damit macht. Der Mäster muss sich fragen, ob er unter diesen Bedingungen noch einstallen soll und der Züchter muss sich bewusst sein, dass er mit «normalen» Belegungen in der roten Phase des Moren-Barometers die Probleme im Gesamtmarkt verschärft.

Wer mit dem Gedanken spielt, die Schweinehaltung aufzugeben, wartet besser nicht mehr zu, sondern erfreut sich an den vergangenen zwei guten Jahren und investiert das Geld anderswo. Dies macht den erfolgreichen Unternehmer aus!

 

Trop de places d’engraissement

Les gorets sont recherchés et ce depuis deux ans maintenant. Il s’agit certes d’une bonne nouvelle pour les éleveurs qui ont connu pendant plusieurs années des prix qui ne couvraient pas leurs frais. De bons prix pour les gorets entraînent toujours une saturation du marché. L’offre de porcs de boucherie dépasse actuellement la demande et le prix baisse en conséquence. Tout se passe comme dans les livres.

Mais ce qui est particulier aujourd’hui, c’est le fait que nous avons un déséquilibre entre les places d’engraissement et celles d’élevage depuis l’introduction de l’interdiction des caillebotis intégraux en septembre 2018. Autrement dit, il y a trop de places d’engraissement par rapport à la demande en viande de porc. Donc, si nous occupons l’ensemble des places d’engraissement disponibles, nous inondons le marché de la viande, avec toutes les conséquences négatives que cela implique. Certains engraisseurs sont ravis d’avoir enfin suffisamment de gorets mais ils ne gagneront guère d’argent avec eux. Et les éleveurs se réjouissent des bonnes ventes de gorets. Les apparences sont trompeuses. Avec les truies inséminées aujourd’hui, le volume de production est défini jusqu’en septembre 2021. Nous devons regarder cette réalité en face et chacun doit réfléchir à ce qu’il doit en faire. L’engraisseur doit se demander si dans ces conditions il peut encore procéder à des mises à la porcherie et l’éleveur doit être conscient qu’un niveau «normal» d’inséminations durant la phase rouge du baromètre des truies aggrave les problèmes du marché global.

Ceux qui se demandaient s’ils ne devraient pas abandonner la détention porcine feraient mieux de ne pas attendre plus longtemps, de se réjouir des deux bonnes années passées et d’investir leur argent ailleurs. C’est ce qui fait la réussite d’un entrepreneur!

 

Meinrad Pfister, Zentralpräsident Suisseporcs

 

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