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Wertschöpfung vor Umsatz/La valeur ajoutée avant le chiffre d’affaires!

Mittwoch, 3. Juli 2019

Wertschöpfung vor Umsatz!

 

Meinrad Pfister, Präsident

 

Der CEO des grössten Holländischen Fleischverarbeiters VION rechnet für die nächsten zehn Jahre mit einem Einbruch des Schweinefleischkonsums von 20 Prozent in Nordwesteuropa. Trotz diesen trüben Aussichten sagt er den Holländischen Schweinehaltern eine gute Zukunft voraus. Wie den das, fragt man sich? Er rät den Produzenten, sich den durch die verändernden Essgewohnheiten rückgängigen Absatz anzupassen und mit aussergewöhnlichen Angebotskonzepten den Fokus vermehrt auf Tierwohl und Tiergesundheit zu legen, um damit einen Mehrwert lösen zu können. Selbst die Holländer, welche für ihre Billigfleischproduktion bekannt sind, scheinen in Zukunft auf mehr Klasse statt Masse zu setzen. Sie haben erkannt, dass die Zitrone ausgepresst ist und du mit „noch günstiger“ kein Umsatzwachstum und schon gar keine höhere Wertschöpfung erzielen kannst. Was für Holland gilt, gilt für uns erst recht und schon lange. Wir sind bezüglich Tierwohl, Tiergesundheit und auch Fleischqualität führend. Die grosse Frage ist nur, wie gelingt es uns den angemessenen Preis für diese Mehrwerte zu erzielen? Für die Schweiz ist die Antwort einfach, mit einem marktgerechten Angebot bei einem funktionierenden Grenzschutz. Die grosse Herausforderung für uns ist es, unsere Produktion dem sinkenden Absatz immer genügend schnell anpassen zu können. Das heisst, die ganze Wertschöpfungskette Schwein muss den Realitäten in die Augen schauen und die Kapazitäten anpassen. Weniger Schweine heisst weniger Schlachtungen, weniger Handel, weniger Futter und so weiter. Wir alle sitzen im selben Boot und für alle muss der Grundsatz gelten, Wertschöpfung vor Umsatz!




La valeur ajoutée avant le chiffre d’affaires!

 

Meinrad Pfister, président

 

Le CEO du plus important transformateur de viande hollandaise VION table au cours des dix prochaines années sur une diminution de la consommation de viande porcine de 20 pour cent en Europe du Nord-ouest. Malgré ces perspectives moroses, il prédit un bon avenir aux détenteurs de porcs hollandais. Comment cela est-il possible? Il leur conseille de s’adapter au recul des ventes dû aux changements des habitudes alimentaires et en ayant recours à des concepts inhabituels d’offre de se focaliser davantage sur le bien-être et la santé des animaux afin de pouvoir permettre une plus-value. Même les hollandais connus pour leur production de viande bon marché semblent à l’avenir miser davantage sur la qualité que sur la quantité. Ils ont réalisé que le potentiel avait été épuisé et que l’on ne pouvait pas avec du «encore meilleur marché» obtenir une croissance des ventes et encore moins de la valeur ajoutée. Ce qui est valable pour la Hollande l’est encore plus pour nous et ce depuis bien longtemps. Nous sommes leader concernant le bien-être et la santé des animaux de même que la qualité de la viande. La grande question reste à savoir de quelle manière pouvons-nous atteindre un prix adapté pour ces valeurs ajoutées? Pour la Suisse, la réponse est simple, une offre adaptée au marché avec une protection aux frontières en fonctionnement est nécessaire. Le grand défi est de pouvoir suffisamment rapidement adapter notre production aux ventes en recul. Cela signifie que la chaîne de mise en valeur doit regarder la réalité en face et adapter les capacités. Moins de porcs signifie moins d’abattages, moins de commerce, moins de fourrages et ainsi de suite. Nous sommes tous sur le même bateau et ce principe doit être valable pour tous: la valeur ajoutée avant le chiffre d’affaires!