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Mehrwerte vernichten und Importe fördern? / Supprimer de la valeur ajoutée et favoriser les importations!?

Mittwoch, 9. September 2020

Es vergeht kaum eine Woche ohne eine neue Schnapsidee bzw. weitere Einschränkungen der Nutztierhaltung. Während die AP22+ den Hebel bei den Düngergrossvieheinheiten ansetzt, ist es jetzt das BLV mit dem direkten Gegenvorschlag zur Volksinitiative «Keine Massentierhaltung in der Schweiz». Danach sollen alle Nutztiere in besonders tierfreundlicher Stallhaltung (eingestreut) und mit regelmässigem Auslauf gehalten werden. Und im Gegensatz zur Initiative sollen aber für Importe keine Vorschriften gemacht werden … 50% der Schweine (GVE) werden bereits heute mit Auslauf und 66% in BTS-Ställen gehalten. Der Bund zahlt für diese Mehrleistungen jährlich ca. 35 Mio. Am Markt können gut 30 Mio. Franken für Labeltiere generiert werden. Dieser Betrag könnte sogar deutlich höher sein, denn nur etwa 60% der Labelschweine können auch mit Mehrwert verkauft werden. Die Produktion wäre bereit, die Konsumentinnen und Konsumenten sind es nicht, Tendenz sinkend!

Bisher haben die Labelproduzenten mit Mehrleistungen und Mehrkosten gegenüber dem gesetzlichen Standard ein Produkt erzeugt, das sich auch gerechnet hat. Wenn nun der Staat einfach den Standard massiv erhöht, werden den Produzenten mehr als 60 Mio. jährlich entzogen. Ganz zu schweigen von jenen Millionen, welche die QM-Betriebe investieren müssten, um überhaupt noch in der Produktion bleiben zu können. Die Stossrichtung, weniger Nutztiere mit möglichst hohem Tierwohl, deren Produkte so teuer werden, dass sie kaum noch jemand kauft, wird zu Verhältnissen wie in Schweden führen. 60% Selbstversorgung und der Rest wird möglichst günstig und ohne Vorschriften importiert. Aus den Augen, aus dem Sinn – einfach nicht ehrlich!

 

Supprimer de la valeur ajoutée et favoriser les importations!?

 

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une nouvelle idée folle ou de nouvelles restrictions ne soient imposées à la détention d’animaux de rente. L’OFAG a décidé d’opposer une contre-proposition directe à l’initiative populaire «Non à l’élevage intensif en Suisse». Selon elle, l’ensemble des animaux de rente devrait être détenu dans des étables particulièrement respectueuses des animaux et disposer de sorties régulières. Et contrairement à ce que prévoit l’initiative, aucune réglementation n’est prévue concernant les importations ... Aujourd’hui, le pourcentage de porcs disposant de sorties régulières atteint déjà 50%, les porcs détenus dans des porcheries SST 66%. La Confédération paie environ 35 millions de francs par an pour ces prestations supplémentaires. 30 millions de francs peuvent être générés sur le marché avec ces animaux labellisés. Ce montant pourrait même être nettement plus élevé, car seuls environ 60 % des porcs labellisés peuvent être vendus avec une valeur ajoutée. La production serait prête, les consommatrices et les consommateurs ne le sont pas et la tendance est à la baisse!

 

Jusqu’à présent, la production labellisée a valu la peine. Si l’État augmente massivement le niveau du standard, plus de 60 millions par an seront retirés aux producteurs. Sans parler des millions que les exploitations AQ devraient investir pour continuer à produire. La stratégie d’avoir moins d’animaux de rente mais disposant du meilleur bien-être possible, dont les produits deviennent si chers que presque personne ne les achète, va conduire à des conditions similaires à celles de la Suède. 60% d’auto-approvisionnement et le reste sera importé au moindre coût et sans réglementation. Loin des yeux, loin du coeur – cela est tout simplement choquant!

 

Felix Grob, Suisseporcs