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Qualität braucht einen korrekten Preis! / La qualité nécessite un prix correct!

Freitag, 1. Juni 2018

Die Produkte der Schweizer Landwirtschaft werden von vielen einzig an ihrem Preis gemessen. In der Regel wird sogar der Preis, den die Konsumentin/der Konsument im Laden bezahlt, mit jenem verglichen, den derselbe Konsument bei seinem Ausflug nach Deutschland oder Frankreich bezahlt. Selbst Politiker und Bundesämter fordern auf Grund solch einfacher Vergleiche, dass die Schweizer Landwirtschaft «wettbewerbsfähiger» werden muss. Wer die Folgen der einfachen Gleichung «Wettbewerbsfähigkeit = Preis» anschauen will, dem kann ich folgenden Link empfehlen: https://www.youtube.com/watch?v=hKrIa50uWvY Das mag etwas überspitzt dargestellt sein, aber die Richtung stimmt.


Wir haben uns in der Schweizer Schweineproduktion bewusst für einen andern Weg entschieden. Beim Preis können wir mit unseren Rahmenbedingungen und Produktionskosten sicher nicht mithalten, also bleibt nur die Qualität! Bereits heute werden über 50% der Schweine mit Auslauf gehalten (RAUS), zwei Drittel in Besonders Tierfreundlicher Stallhaltung BTS. Aber offensichtlich macht bei diesem deutlich höheren Tierwohl nur ein kleiner Teil der Konsumentenschaft mit. Der Absatz von Labelfleisch stagniert seit Jahren bei etwa einem Drittel. Eine Vollverwertung ist nach wie vor nicht möglich. Und folglich kommen die Prämien für die Mehrleistungen der Bauern unter Druck, das ist der einfachste Weg um «wettbewerbsfähiger» zu werden. Neue Forderungen nach noch mehr Tierwohl, Nachhaltigkeit, Effizienz und Ressourcenschutz werden dennoch immer lauter. Und das möglichst zum Nulltarif …

Diese Rechnung kann nicht aufgehen. Wer Schweizer Schweinefleischqualität will, muss auch bereit sein, einen korrekten Preis dafür zu bezahlen. Das gilt für die gesamte Wertschöpfungskette!


La qualité nécessite un prix correct!
Beaucoup ne jaugent les produits issus de l’agriculture suisse qu’en fonction de leur prix. En règle générale, le prix que la consommatrice/ le consommateur paie dans le magasin est même comparé avec celui que ce même consommateur paie lors d’une excursion en Allemagne ou en France. A cause de ces comparaisons simples, même les politiciens et offices fédéraux demandent que l’agriculture suisse devienne «plus compétitive». Je conseille la consultation du lien suivant à tous ceux qui souhaiteraient voir les conséquences de l’équation simple «compétitivité = prix»:  https://www.youtube.com/watch?v=hKrIa50uWvY Cela peut sembler légèrement exagérémais la direction n’est pas mauvaise.


Nous avons délibérément décidé de prendre une autre direction pour la production porcine suisse. Comme nous ne pouvons évidemment pas suivre au niveau du prix, il ne nous reste donc qu’à jouer sur la qualité! Aujourd’hui déjà plus de 50% des porcs sont maintenus avec sorties (SRPA), deux tiers dans des systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux SST. Mais apparemment seule une petite partie des consommateurs est pour une nette amélioration du bienêtre animal. Les ventes de viande labélisée stagnent depuis des années à environ un tiers. Une valorisation complète n’est toujours pas possible. Et par conséquent, les primes pour les prestations supplémentaires des agriculteurs sont mises sous pression, il s’agit du chemin le plus facile pour arriver à devenir «plus compétitif». Cependant, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander encore plus de bienêtre animal, de durabilité, d’efficience et de protection des ressources. Et cela si possible sans le moindre coût … Ce calcul ne tient pas la route. Celui qui veut acheter de la viande suisse doit aussi être prêt à payer pour cela un prix correct. Ceci est valable pour toute la chaîne de mise en valeur!


Felix Grob, Suisseporcs